Fuite de données : 59 000 gendarmes concernés par un nouveau leak revendiqué par Angel_Batista

Angel_Batista a relancé la diffusion d’un leak de 59 000 gendarmes issu de Resana. Noms, adresses personnelles et numéros de téléphone sont exposés. Cette remise en circulation accentue les risques pour les agents et leurs familles.

Une nouvelle alerte touche la cybersécurité des forces de l’ordre. Le hacker connu sous le pseudonyme Angel_Batista a relancé ces dernières heures la diffusion d’une importante fuite de données affectant près de 59 000 membres de la gendarmerie.

Selon les revendications du hacker, ces informations proviendraient de Resana, la plateforme collaborative utilisée par de nombreux agents publics pour les échanges professionnels. Le scrape (extraction) daterait de Mars 2025. Les données circulent à nouveau activement sur des forums spécialisés.

Les données remises en circulation incluraient des informations particulièrement sensibles : noms et prénoms, adresses personnelles, numéros de téléphone (fixe et mobile) et d’autres informations personnelles et professionnelles.

La nature de ces informations soulève de fortes inquiétudes, notamment en raison des risques directs pour la sécurité des agents concernés et de leurs familles. Cette exposition pose des risques concrets pour la sécurité physique des agents et de leurs familles : harcèlement, usurpation d’identité, phishing ciblé ou tentatives d’intimidation.

Une remise en circulation particulièrement préoccupante

Ce qui alarme le plus les observateurs, c’est la remise en circulation du leak. Initialement apparu il y a plusieurs mois (avec une version proche de 65 000 enregistrements signalée en Février 2026), le fichier est aujourd’hui repartagé publiquement. Cette visibilité accrue multiplie les risques d’exploitation malveillante par des tiers.

Cet incident révèle plusieurs problématiques récurrentes dans la protection des données des institutions sensibles : la vulnérabilité des plateformes collaboratives utilisées par les agents publics, les difficultés de sécurisation des accès et de détection des scrapings massifs et le cycle long de réutilisation des données une fois compromises.

Face à cette situation, un renforcement des mesures de protection (authentification renforcée, monitoring accru, formation des utilisateurs) et un accompagnement adapté des agents concernés paraissent indispensables.

Aucune communication officielle de la gendarmerie ou de l’gence nationale de la sécurité des systèmes d’information n’a encore été publiée à ce stade. L’évolution de l’enquête et les éventuelles mesures de mitigation seront suivies de près par la communauté cybersécurité.

Cet article vous a plu ? Faites-le découvrir autour de vous en le partageant !
Allo17.fr Hauts-de-France
Allo17.fr Hauts-de-France

Les actualités de la région Hauts-de-France.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *