Quatre hommes ont été interpellés après une série de 66 vols visant des agences postales en Bretagne. Deux suspects ont été placés en détention provisoire. L’enquête, menée en trois mois, a permis de saisir argent et véhicules.
Dans le cadre d’une enquête pilotée par le parquet de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), un coup de filet d’envergure a été mené le Mardi 21 Avril 2026 contre un groupe soupçonné d’avoir multiplié les cambriolages d’agences postales situées dans des mairies bretonnes. Conduite par la section de recherches de Rennes (Ille-et-Vilaine) et l’office central de lutte contre la délinquance itinérante, a abouti à l’interpellation de quatre hommes.
Depuis plusieurs mois, plusieurs communes de Bretagne étaient confrontées à une vague de vols visant les coffres d’agences postales communales. Les investigations ont permis de relier pas moins de 66 faits, incluant vols, tentatives de vols et dégradations. Le préjudice global est estimé à plus de 220 000 euros.
Une opération coordonnée de grande ampleur
Ce Mardi, dès le matin, les enquêteurs ont procédé à l’arrestation simultanée de quatre individus en Ille-et-Vilaine et dans le Morbihan. Le dispositif mobilisait d’importants moyens : gendarmes départementaux, antennes du groupe d’intervention de la gendarmerie de Caen (Calvados) et de Nantes (Loire-Atlantique), ainsi qu’un peloton d’intervention de l’escadron de gendarmerie mobile d’Argentan (Orne).
Les perquisitions ont permis la saisie de cinq véhicules et de 26 700 euros sous différentes formes (espèces, chèques, virements), ainsi que des bijoux.
Trois suspects, âgés de 20 à 41 ans, seront jugés en comparution différée le Vendredi 12 Juin 2026 pour vols aggravés. Deux d’entre eux, en situation de récidive, ont été placés en détention provisoire. Ils encourent jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
Le troisième a été placé sous contrôle judiciaire et risque jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. Le quatrième individu a fait l’objet d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Reconnu coupable de recel de vol aggravé, il a été condamné à cinq mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, assortis de 70 heures de travaux d’intérêt général.
Un groupe de travail dédié, créé le Mardi 2 Mars 2026, réunissait six militaires issus de différentes unités impliquées. En seulement trois mois, ce dispositif a permis de mettre fin aux agissements du groupe.





