Nommé en Octobre 2025 à la tête de l’OCLCH, un général deux étoiles a été discrètement écarté après des propos racistes et sexistes présumés. Une enquête interne est en cours au sein de la gendarmerie.
En Octobre 2025, un général fraîchement promu deux étoiles était nommé à la tête de l’office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine, l’unité chargée de conduire les enquêtes les plus sensibles en matière de crimes internationaux, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Issu de la direction générale de la gendarmerie, l’officier avait dirigé plusieurs sections de recherches à travers le territoire. Un parcours solide, jalonné de responsabilités opérationnelles et de commandements exigeants. Quatre mois à peine après sa nomination, le général a été discrètement écarté. Il a été transféré par décret, le Dimanche 1er Février 2026, vers un poste de chargé de mission à la direction générale. Une décision présentée comme une « mesure conservatoire ».
Une enquête administrative a été ouverte et confiée à l’IGGN
En cause : des propos à caractère raciste qu’il aurait tenus à l’encontre de personnels d’accueil de la gendarmerie, de couleur noire. Des déclarations qui ont profondément choqué les agents concernés et suscité l’indignation en interne. L’affaire est d’autant plus sensible que l’office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine traite notamment des crimes et délits de haine et de discrimination. Voir son responsable soupçonné de tels propos crée un malaise évident.
Une enquête administrative a été ouverte et confiée à l’inspection générale de la gendarmerie nationale, le service chargé du contrôle interne de l’institution – un service dans lequel l’intéressé a lui-même exercé par le passé. Le général aurait déjà été rappelé à l’ordre pour « d’autres propos décrits comme embarrassants ».
Dans l’attente des conclusions de l’enquête, l’exfiltration vers un poste moins exposé vise à préserver le fonctionnement du service et à éviter que la polémique ne fragilise davantage une unité en charge des dossiers les plus graves.





