Le rappeur Gims a été placé en garde à vue après son arrestation à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, dans une enquête pour blanchiment liée à un projet immobilier au Maroc.
Une sortie discrète pour une affaire qui fait grand bruit. Ce Vendredi 27 Mars 2026 dans l’après-midi, Gims a quitté le tribunal de Paris (Île-de-France) par une porte dérobée, échappant aux regards des journalistes. Quelques minutes plus tôt, ses avocats s’étaient éclipsés sans faire de déclaration. Cette scène marque la fin de 48 heures de garde à vue pour l’artiste, interpellé deux jours auparavant.
Ce Mercredi 25 Mars 2026, à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, que le chanteur est arrêté à sa descente d’avion. En cause : des soupçons de participation à une vaste opération de blanchiment d’argent liée à un projet immobilier d’envergure.
Plusieurs interpellations
Au cœur de l’enquête, un complexe hôtelier de luxe situé au Maroc. Ce projet, que l’artiste promouvait activement sur ses réseaux sociaux, prévoit la construction d’une centaine de villas haut de gamme vendues sur plan. Selon les estimations, l’ensemble pourrait générer près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Mais derrière ces perspectives lucratives, les autorités s’interrogent sur l’origine des fonds. Depuis plusieurs mois, les douaniers enquêtent sur des flux financiers jugés suspects. L’entreprise Horizon Morocco, présentée comme au centre du projet, est soupçonnée d’être impliquée dans un réseau de blanchiment d’argent. Elle entretiendrait des liens avec plusieurs sociétés écrans par lesquelles transiterait de l’argent.
L’enquête a déjà conduit à l’interpellation de cinq personnes liées à ces structures à Paris la semaine dernière. Reste désormais une question clé pour la justice : Gims avait-il connaissance de la provenance douteuse des fonds investis dans ce projet ?
Si tel était le cas, l’artiste pourrait être poursuivi pour blanchiment d’argent. À ce stade, aucune mise en examen n’a été officiellement annoncée. L’enquête se poursuit.





