Après l’attentat de Nice, les CRS dans les rues de Rennes avec sniper et armes de guerre

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Après l’attentat de Nice, jeudi 29 octobre, 70 policiers de la compagnie républicaine de sécurité numéro 9 (CRS9) ont été déployés vendredi 30 octobre, à Rennes, aux abords des lieux de culte et des cimetières. Le dispositif va être reconduit dans les prochains jours avec la coordination de la Police nationale.

Une Toussaint sous haute protection. Des hommes et des véhicules des compagnies républicaines de sécurité (CRS) ou de la gendarmerie mobile dans les rues du centre-ville, les Rennais en ont pris l’habitude ces dernières années. Des camions équipés de canons à eauont même été déployés il y a un an, pour prévenir d’éventuels débordements en marge des manifestations de gilets jaunes. Cette fois, aux lendemains de l’attentat à la basilique de Nice, on passe un cran au dessus.

Plan Vigipirate « urgence attentat »

Avec l’élévation du plan Vigipirate au niveau « urgence attentat », le plus élevé, les CRS sortent du gros calibre. Vendredi après-midi dans les rues de Rennes, un binôme tireur-observateur accompagnait les patrouilles : un CRS spécifiquement formé à l’utilisation de la carabine de précision Tikka T3 et un autre au fusil d’assaut HK-G36 armé de munitions de 5,56 mm. Concrètement, il s’agit d’armes de guerre.

« Une compagnie de CRS complète est déployée sur Rennes ce vendredi. Sa mission est la sécurisation des lieux de culte, quelle que soit la confession, pas uniquement les églises catholiques, explique le commissaire de police Christian Ghirlanda, directeur zonal adjoint des compagnies républicaines de sécurité ouest. J’ai d’autres unités déployées sur d’autres villes, sur Nantes, notamment ».

Dispositif policier musclé

Les CRS opèrent en patrouille, et non postes de surveillance fixes. « C’est plus efficace, on couvre plus de secteurs, et on rend le secteur moins « sûr » pour les agresseurs qui ne savent pas où nous sommes ».

Au printemps, les CRS avaient déjà été déployés pour des missions de contrôle de confinement. « Là, c’est différent, concède l’officier supérieur CRS, car la menace terroriste nous oblige à déployer d’autres compétences, c’est-à-dire des tireurs de précision capables de neutraliser des cibles à longue distance, et des secouristes opérationnels capables d’intervenir sous le feu, de soigner des blessés par balles et de les évacuer ».

Ce déploiement des CRS vendredi sera-t-il reconduit pendant la période de confinement ? « Cela dépendra des demandes. Le plan Vigipirate est national. Paris va étudier l’ensemble des demandes, et répartir les forces en fonction des endroits où la menace sera évaluée plus sensible qu’ailleurs », précise le commissaire Ghirlanda.

À Rennes, après le week-end de la Toussaint, le dispositif de surveillance policier va être musclé près d’autres sites. « Après la Toussaint va entrer en ligne de compte la réouverture des écoles, collèges et lycée. À partir de lundi, il y aura aussi une sécurisation renforcée sur ce type d’établissements, mais également les hôpitaux et les édifices publics considérés comme des sites sensibles, explique la commissaire de police Nathalie Frêche, chef du service d’intervention, d’aide, et d’assistance de proximité de Rennes. L’ensemble des personnels de police du commissariat de Rennes participent à cette sécurisation tout au long de leurs patrouilles. De jour comme de nuit, en semaine et en week-end, ils ont à faire plus de passages, plus de sécurisation des sites dits sensibles ».

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