Une lycéenne a été tuée et trois élèves blessés dans une attaque au couteau au sein d’un établissement à Nantes. Le suspect, un élève, a été interpellé. L’enquête est en cours pour déterminer ses motivations.
Une tragédie s’est abattue en pleine journée ce Jeudi 24 Avril 2025 sur le collège-lycée privé Notre-Dame-de-Toutes-Aides, situé à quelques pas du centre-ville de Nantes (Loire-Atlantique). Une lycéenne a perdu la vie et trois autres élèves ont été blessés à coups de couteau, dont l’un grièvement. Le suspect, un élève de l’établissement, a été interpellé.
Alors que l’établissement accueillait ses élèves comme à l’accoutumée. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect, un mineur, s’en serait d’abord pris à une élève au deuxième étage avant d’agresser trois autres lycéens à l’arme blanche. Des enseignants sont parvenus à le maîtriser.
Lorsque les forces de l’ordre sont arrivées, le jeune assaillant était déjà au sol, maintenu par un membre du personnel informatique de l’école. Deux couteaux, dont un de chasse, ont été retrouvés à proximité. Un large dispositif de sécurité a été rapidement déployé autour de l’établissement, incluant des unités de police et des militaires.
Une lycéenne tuée, trois blessés
La violence de l’attaque a coûté la vie à une lycéenne, dont l’identité n’a pas encore été rendue publique. Trois autres élèves ont été blessés, dont un gravement. Le pronostic vital de ce dernier est engagé. Le parquet national antiterroriste suit l’affaire de près et évalue actuellement la situation avant de décider d’une éventuelle prise en charge.
Le suspect, un élève du lycée, a été arrêté peu après les faits. Il aurait un « profil dépressif » et serait resté mutique lors de sa garde à vue. Un document de 13 pages, rédigé par l’adolescent, a été envoyé à tous les élèves via la messagerie de l’établissement quelques minutes avant l’attaque. Dans ce texte, l’auteur évoque la « mondialisation », un « écocide globalisé », et critique « un système qui décompose l’humain ». Il précise toutefois que son écrit « n’a pas vocation à justifier des actes ».




Une enquête complexe, une communauté sous le choc
L’enquête, encore en cours, devra déterminer les motivations précises de l’assaillant et s’il a agi seul ou influencé par des idéologies particulières. En attendant, c’est toute une communauté scolaire qui reste sous le choc d’un acte de violence incompréhensible, dans un lieu censé être synonyme de protection et d’apprentissage.
Les cours ont été suspendus dans l’établissement, et une cellule psychologique a été mise en place pour accompagner élèves, enseignants et familles.





