Les chauffeurs de taxi mobilisent pour retirer la convention avec la caisse nationale de l’assurance maladie sur le transport médical. Des blocages et des cortèges sont prévus dans plusieurs villes, avec une demande de renégociation des conditions de rémunération.
Les chauffeurs de taxi sont à nouveau dans la rue, réclamant le retrait de la convention avec la caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) sur le transport médical. Un mois après leur dernière mobilisation, les taxis se préparent à des actions à travers la France.
Au cœur de la contestation persiste le rejet de la convention avec la Caisse nationale de l’Assurance Maladie sur le transport médical. À Paris (Île-de-France), l’ampleur de la mobilisation s’annonce significative, avec les syndicats incitant les chauffeurs à converger vers la capitale depuis les départements voisins.
Selon Emmanuelle Cordier, présidente de la fédération nationale des taxis, plus de 2 000 taxis sont attendus à Paris pour une manifestation qui traversera le périphérique dès 8 heures du matin. Cette mobilisation nationale est orchestrée par la FNAT et la FNDT. Malgré cela, un service minimum est prévu pour garantir les rendez-vous médicaux des patients.
Des actions dans plusieurs villes de France
Des actions similaires sont prévues à Lyon (Rhône), Rennes (Ille-et-Vilaine), Nantes (Loire-Atlantique) et dans d’autres villes, avec la possibilité de blocages de péages et d’axes routiers principaux.
Les chauffeurs réclament une renégociation des conditions de rémunération du transport médical, refusant une convention jugée défavorable par les syndicats. La nouvelle tarification proposée par la caisse nationale de l’assurance maladie est vivement critiquée, qualifiée d’insoutenable par la profession, et pourrait contraindre les taxis au covoiturage de patients, ce qui suscite des inquiétudes quant à l’équilibre économique des petites entreprises.
En 2022, les remboursements des transports médicaux se sont élevés à près de 5,5 milliards d’euros, couvrant 65 millions de trajets effectués par les taxis et les véhicules sanitaires légers. L’objectif déclaré est de réduire les coûts pour la sécurité sociale de 100 millions d’euros par an entre 2025 et 2027, tout en contribuant à la réduction de la pollution.






Pas de manifestation !