Ex-policiers jugés à Paris pour consultations illégales de fichiers de police. Une policière, vendait des données confidentielles, perturbant des enquêtes. 8 personnes, dont la policière adjointe, comparaissent devant le tribunal correctionnel.
En ce Lundi 4 Mars 2024, s’ouvre devant le tribunal correctionnel de Paris (Île-de-France), le procès de 2 anciens policiers adjoints, mettant en lumière une pratique troublante : l’utilisation abusive des bases de données policières au profit de délinquants et de criminels. Parmi les accusés, une femme, ancienne policière adjointe particulièrement active dans un canal Telegram nommé « La Geneverie », spécialisé dans la fourniture d’informations confidentielles et d’escroqueries.
Après 5 années et demie de service au sein de la police, Séphora, a été appréhendée au commissariat d’Ermont (Val-d’Oise), à l’âge de 29 ans. Elle a promptement reconnu sa complicité dans des consultations illicites de fichiers de police, communément désignées sous le nom de « tricoches », qui englobent des données sensibles telles que les antécédents judiciaires et les avis de recherche. Elle a admis avoir mené un nombre considérable de ces consultations en seulement 3 mois : 996 pour les antécédents judiciaires et 460 pour les avis de recherche. Ces informations étaient monnayées à des tarifs allant jusqu’à 50 euros par requête, via Snapchat et Signal.
Les destinataires étaient principalement 2 hommes
Les destinataires de ces informations étaient principalement 2 hommes : Karim, surnommé « Tanger », et Kevin, un ancien petit ami de Séphora. Karim envoyait jusqu’à 15 demandes par jour à Séphora via Snapchat, tandis que Kevin, gérant d’une agence de location de voitures de luxe nommée Go Fast Location, utilisait la messagerie Signal. Bien qu’elle nie avoir eu connaissance de l’existence du canal Telegram « La Geneverie », elle admet avoir agi sous pression financière, dissimulant à ses parents des dettes s’élevant à 40 000 euros, contractées à travers plusieurs crédits.
Les révélations faites lors de l’enquête ont mis en lumière le préjudice causé par les actions de Séphora. Ses informations ont compromis au moins 2 enquêtes policières, notamment dans une affaire de stupéfiants où un suspect a réussi à fuir la veille de son arrestation. Ce cas met en évidence les risques potentiels d’abus de pouvoir au sein des forces de l’ordre et soulève des questions sur la sécurité des données confidentielles. Les autorités doivent prendre des mesures strictes pour prévenir de telles infractions à l’avenir et protéger l’intégrité des systèmes d’information policière.






Une flic qui entrave la déontologie ! Belle France, bravo !