Une femme se dit séquestrée : la gendarmerie intervient en force

La Trimouille. Un homme de 30 ans a été condamné lundi pour violences conjugales. L’alerte avait été donnée dans le Var par une amie de la victime.

Jeudi dernier vers 17 h, la tranquillité du village de La Trimouille, écrasé de chaleur, est troublée par la descente, rue du Général-de-Gaulle, d’un groupe assez impressionnant de gendarmes. La majorité d’entre eux arrivent de Civray où est installée une unité d’intervention de crise de la gendarmerie. But de l’opération : libérer une femme « séquestrée » chez elle par son compagnon.

Quelques heures plus tôt, une autre femme, à 800 km de là, se présente à la gendarmerie de Draguignan (Var) : elle montre aux gendarmes les messages que vient de lui faire parvenir sa meilleure amie. Celle-ci se dit séquestrée chez elle depuis deux mois par son nouveau compagnon. Celui-ci la fait vivre, dit-elle, dans la terreur. Il l’a frappée et la menace de lui couper la main d’un coup de hachoir de boucher si elle continue d’avoir des contacts avec son ex.

La salle de jeux transformée en champ de cannabis

L’information inquiétante remonte au parquet de Draguignan, qui alerte celui de Poitiers, qui à son tour saisit les gendarmes.

En fait, dès leur arrivée, les forces de l’ordre voient sortir de la maison une jeune femme affolée, tandis qu’un homme tente de prendre la fuite par l’arrière de la maison. Il est rapidement interpellé, placé en garde à vue puis écroué avant de comparaître ce lundi devant le tribunal correctionnel.
Les faits se sont un peu dégonflés. Le parquet n’a pas retenu la qualification criminelle de séquestration et se contente de celle de violences habituelles par concubin plus l’usage de stupéfiants. L’homme, déjà condamné dix fois par la justice, dont trois pour des faits de violence, a fait la connaissance de sa nouvelle compagne sur les réseaux sociaux. Elle est allée le retrouver et l’a ramené à La Trimouille le 15 mai. Les quinze premiers jours ont été idylliques, la suite beaucoup moins.

La jeune femme a dû se résoudre à confier ses enfants de 8 et 3 ans à sa mère. Il est vrai que la vie n’était pas très agréable pour les deux bambins, surtout depuis que le concubin avait transformé leur salle de jeux en champ de cannabis.

Dans le salon de la maison, les gendarmes découvrent un hachoir de boucher, deux armes de poing factices et des bouteilles d’essence qui pourraient bien être des cocktails Molotov en cours de préparation.

À l’audience, il nie tout

À l’audience, le prévenu nie tout en bloc, prétend que l’essence est celle récupérée d’un cyclomoteur qui fuyait, conteste les traces de coups sur le corps de sa compagne… Sans convaincre les juges. Il est condamné à huit mois de prison, pour violence par concubin, dont quatre assortis d’un sursis probatoire. Un précédent sursis de quatre mois tombe du même coup.

À sa sortie de prison, où il a été maintenu, l’homme aura interdiction de paraître à La Trimouille.

Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/la-trimouille/une-femme-se-dit-sequestree-la-gendarmerie-intervient-en-force.

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