Ille-et-Vilaine : Le parquet classe 2 plaintes sans suite après une main arrachée lors d’une free-party

Partager :

La plainte d’un jeune homme de 22 ans, dont la main a été arrachée lors d’une free-party à Redon (Ille-et-Vilaine) en Juin 2021, a été classée sans suite, le parquet ayant conclu à un usage nécessaire et proportionné de la force par les gendarmes.

Dans la soirée, une tentative de dispersion des participants, qui voulaient s’installer sur l’hippodrome de la ville, avait tourné à l’affrontement avec les gendarmes. Quelque 1500 personnes avaient participé, organisée en hommage à Steve Maia Caniço, ce jeune animateur périscolaire mort noyé à Nantes (Loire-Atlantique) en 2019 après une charge policière.

L’affaire de l’homme

Cet homme de 24 ans est porté disparu à Nantes dans la nuit du 21 au 22 Juin 2019, jour de la fête de la musique. Sa disparition coïncide avec une intervention policière ayant eu lieu sur un quai d’une île de la Loire où la fête s’était prolongée au-delà de la limite autorisée de 4 heures du matin. D’après des témoins, Steve Maia Caniço était présent à cette fête. Des rassemblements sont organisés afin d’obtenir « justice pour Steve ». L’affaire connaît un retentissement important dans un contexte marqué par des violences policières. Le corps de Steve Maia Caniço est retrouvé dans la Loire plus d’un mois après les faits.

D’après des participants à la fête et des secouristes présents, l’intervention non justifiée des policiers a provoqué une panique ayant conduit à la chute de plusieurs personnes dans la Loire. Au contraire, selon les représentants de la police et le rapport de l’inspection générale de la police nationale, les participants à la fête ont agressé les policiers, qui ont alors répondu de façon proportionnée notamment par l’utilisation de gaz lacrymogènes, et il n’est pas possible d’établir un lien direct entre l’intervention policière et la disparition de Steve Maia Caniço.

La free-party avait été interdite

Dans un long communiqué, le procureur de la République de Rennes (Ille-et-Vilaine) Philippe Astruc a étayé sa décision en expliquant que la free-party avait été interdite par arrêté préfectoral, et que des violences importantes avaient été commises par les teufeurs à l’encontre des forces de l’ordre, citant des jets de cocktails Molotov, de boules de pétanque, et de troncs d’arbres.

Partager :
Image par défaut
Allo17.fr Bretagne
Publications: 227

Laisser un commentaire