Présidentielle 2022 : Éric Zemmour visé par une plainte après une campagne de SMS destinée à des Français juifs

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Éric Zemmour, le candidat « Reconquête » à l’élection présidentielle 2022 a envoyé des milliers de SMS s’adressant spécifiquement aux Français juifs. Une pratique qui a donné lieu à une instruction de la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et désormais à une première plainte.

C’est en ces termes que 2 associations, l’UEJF et J’accuse, définissent la campagne d’envoi de SMS de l’équipe d’Éric Zemmour à des Français de confession juive ce Vendredi 8 Avril.

L’équipe d’Éric Zemmour a confirmé être à l’origine de la campagne d’envoi

Il est notamment reproché à Éric Zemmour d’avoir illégalement utilisé une base de données qui, directement ou indirectement, fait apparaître les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses des personnes visées par la campagne de démarchage politique, sans leur consentement.

L’équipe d’Éric Zemmour a confirmé être à l’origine de la campagne d’envoi, qui renvoyaient vers une page web du candidat. Il y fait référence à l’expansion de l’islam et au terrorisme, dénonce la généralisation discrète du hallal, mentionne les victimes de meurtres antisémites et s’inquiète de la profanation de nombreuses tombes juives. Il s’y dit également opposé à l’interdiction de l’abattage rituel et de la circoncision.

Supprimée, la page est restée en ligne entre le Vendredi 8 et le Samedi 10 Avril. Sa version archivée peut-être consultée à cette adresse.

Une enquête de la CNIL ouverte

L’équipe d’Éric Zemmour explique avoir fait appel à un courtier en données pour effectuer l’envoi des SMS, en lui demandant de viser des individus ayant communiqué leur numéro de téléphone à des organismes ou services traitant de la question de l’antisémitisme.

Après avoir reçu des signalements à ce sujet, la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a annoncé avoir ouvert une instruction dès le Samedi 9 Avril. En cas d’utilisation frauduleuse de données personnelles à caractère religieux, Éric Zemmour risquerait jusqu’à 20 millions d’euros d’amende administrative. Au pénal, il risquerait jusqu’à 5 ans de prison et 300 000 euros d’amende.

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