Éric Zemmour condamné à une amende de 10 000 euros pour provocation à la haine raciale

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Le tribunal correctionnel de Paris (Île-de-France) a rendu ce Lundi 17 Janvier sa décision concernant Éric Zemmour, jugé en Novembre dernier pour ses propos sur les mineurs isolés.

La justice a décidé de le condamner à une amende de 10 000 euros, conformément aux réquisitions, pour complicité de provocation à la haine raciale et injure raciste. Le directeur de la publication de CNEWS, Jean-Christophe Thiery a écopé lui-aussi d’une amende de 3 000 euros.

Il avait participé à un débat sur CNEWS

Le 29 Septembre 2020, Éric Zemmour participe à un débat sur CNEWS sur les mineurs isolés après un attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo.

Il déclare alors :

Ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent.

Éric Zemmour

Plusieurs associations anti-racisme s’étaient constituées partie civile, ainsi qu’une vingtaine de conseils départementaux, les départements étant en charge de l’aide sociale à l’enfance qui accompagne ces mineurs isolés.

Éric Zemmour, qui s’est déclaré depuis candidat à la présidentielle, ne s’était pas présenté à l’audience qui s’est tenue le 17 Novembre dernier.

Dans un communiqué publié sur le réseau social Twitter, il a confirmé faire appel de cette décision :

Il devra verser des dommages et intérêts à plusieurs associations

Éric Zemmour devra en outre verser des dommages et intérêts à plusieurs associations et organismes. Alors que le tribunal a rejeté les constitutions de parties civiles des départements qui gèrent l’aide sociale à l’enfance chargée des mineurs non accompagnés, parmi lesquels les conseils départementaux d’Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique et du Finistère.

Peu de risques de voir ses prétentions présidentielles s’envoler

En cas de condamnation, Éric Zemmour a peu de risques de voir ses prétentions présidentielles s’envoler. En effet, pour l’empêcher d’être candidat, il faudrait que le juge aille plus loin que les réquisitions en prononçant une peine complémentaire d’inéligibilité, assortie de l’exécution provisoire de cette peine. En clair, une mesure qui permet que la peine ne soit pas suspendue même en cas d’appel.

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