Piqûres sauvages : Les bons réflexes à adopter, si l’on est victime ou témoin

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Depuis mars 2022, 808 plaintes auraient été déposées en France pour piqûres en soirée et 1098 victimes recensées auprès de la direction générale de la police nationale le 16 Juin 2022. Aucune analyse n’a permis de savoir quels étaient les produits injectés.

La piste du GHB est évoquée mais n’a pas pu être confirmée. Les victimes n’ont pas déclaré de vols, d’agressions, d’abus sexuels ou de viols. Après leurs déclarations, plusieurs ont réalisé un dépistage du VIH pour vérifier une éventuelle contamination et ont été placées sous traitements préventifs.

Comment éviter d’être drogué en soirée ?

En soirée festive, publique ou privée surveiller son verre, éviter de boire dans le verre d’une autre personne ou une boisson qui n’a pas été servie devant vous, désigner un capitaine d’équipe qui permet de veiller sur le groupe.

Évitez de vous désolidariser du groupe et veiller sur ceux qui vous entourent. Signalez tout comportement suspect aux sorteurs ainsi qu’aux forces de l’ordre. Dans le cadre spécifique des piqûres, faire attention à son verre ne suffit pas. Devant toute personne vraisemblablement en détresse, qu’elle ait consommé volontairement ou non des substances, portez lui assistance.

Quels sont les symptômes ?

Sensations de malaise, tête qui tourne, bouffées de chaleur, trous noirs, nausées, amnésie ou encoretrouble du comportement sont rapportés par les victimes. Mais toutes ne ressentent pas forcément la piqûre : certaines constatent une trace de piqûre à postériori des effets, d’autres non. Les effets sont variables. Ils dépendent du produit injecté, de la dose administrée et sont propres à chaque individu.

Que faire si on pense avoir été piqué ?

Réagir immédiatement car chaque minute compte. Il faut réagir tout de suite pour éviter la disparition des preuves (traces de piqûres, détection d’une substance, ndlr) et aussi pour se protéger du risque infectieux.

  • D’abord, essayez d’identifier les auteurs, puis prévenez la direction de l’établissement ou les organisateurs d’un événement afin d’être mis en sécurité.
  • Il faut ensuite composer le 17 (numéro de police secours), le 112 (numéro d’urgence), ou le 114 (numéro d’urgence pour les sourds et malentendants) par SMS, et se rendre aux urgences sans délai, pour qu’un bilan toxicologique soit effectué. Le sans délai est crucial, car les examens qui permettent de déceler les traces de GHB (la drogue des violeurs) doivent être réalisés le plus rapidement possible. Dans les 8 heures maximum suivant la piqûre pour un prélèvement sanguin, ou jusqu’à 12 heures après cette agression, en cas d’analyse urinaire.
  • Se rendre le plus rapidement possible dans un commissariat de police ou à la gendarmerie pour déposer plainte. Le dépôt de plainte va permettre d’être examiné par un médecin légiste qui constate les lésions avant qu’elles ne se résorbent (traces d’injection, bleus), les objective et réalise des prélèvements du sang et de l’urine en urgence pour détecter une éventuelle substance. Le dépôt de plainte permet que l’ensemble des examens et analyses toxicologiques soit pris en charge par les frais de justice.

Par ailleurs, certaines personnes piquées ont reçu par précaution un traitement préventif post-exposition au VIH. Dans les 8 heures maximum suivant la piqûre pour un prélèvement sanguin, ou jusqu’à 12 heures après cette agression, en cas d’analyse urinaire ou en centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic dans les 48 heures pour avoir la possibilité de recevoir un traitement contre le risque infectieux (prophylaxie anti-VIH (PreP) par exemple).

Un gendarme nous explique :

Il ne faut pas laisser le temps à la drogue d’agir car vous pourriez perdre votre lucidité et ne plus être en mesure de chercher du secours, demandez donc immédiatement de l’aide.

Gendarme au groupement de gendarmerie d’Ille-et-Vilaine

Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende

Ces faits qualifiés de violences volontaires et d’administration de substance nuisible sont passibles de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Quelques recommandations pour réduire les risques

Personnel des établissements de nuit :

  • Être vigilant face à des comportements évoquant l’ivresse ou l’état de sommeil.
  • Être vigilant à propos de la circulation ou manipulation de fioles, seringues, poudre.
  • Être vigilant avec les personnes qui semblent suivre ou accompagner des personnes ivres.

Clientèle :

  • Rester proche de vos amis.
  • Avoir un œil sur votre ami·e si vous notez un changement de comportement (ivresse, somnolence).
  • Ne pas consommer de boisson dont vous ignorez la provenance.
  • Ne pas laisser votre verre sans surveillance.

Pour toute question, contactez le 08.00.23.13.13. Le service « drogues info service » est disponible de 8 heures à 2 heures, 7 jours / 7. Les appels sont anonymes et gratuits depuis un poste fixe.

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Un commentaire

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  1. Bonjour, j’ai été piqué en Sarthe. J’ai passé mes examens, j’ai été déposé plainte. 15 jours après pas de suite et mes examens médicaux ne révèlent rien d’alarmant. Je pense plutôt que ce sont des gens qui veulent faire peur.