Paris : 2 hommes tués sur le Pont-Neuf, le policier a été mis en examen

Partager :

Ce Mercredi 27 Avril, le policier de 24 ans qui a tué Dimanche 2 hommes, soupçonnés d’avoir forcé un contrôle, en tirant sur leur voiture près du Pont-Neuf à Paris (Île-de-France), a été mis en examen du chef d’homicide volontaire à l’égard du conducteur du véhicule.

Le policier a également été mis en examen pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner à l’égard du passager avant, et du chef de violences volontaires aggravées par personne dépositaire de l’autorité publique à l’égard du passager arrière. La légitime défense n’a pas été retenue.

Les éléments de l’affaire

Les faits se sont produits faits se sont produits sur le Pont-Neuf, 5 policiers chargés de la sécurisation de la préfecture de police ont repéré la voiture, une Polo Volkswagen gris foncé, immatriculée à Paris, garée en contre-sens de la circulation sur le quai des Orfèvres. Les policiers, qui patrouillaient à pied, se sont approchés de façon déterminée vers l’avant du véhicule pour le contrôler.

Très rapidement, le véhicule a démarré puis a foncé vers un des policiers qui s’est écarté pour l’éviter. L’un des policiers, âgé de 24 ans et le seul à être armé, aurait alors ouvert le feu avec un fusil de type HK G36, à plusieurs reprises, pour se protéger. Au moins 6 coups de feu ont été tirés précise une source policière. Au total, d’après les informations que nous disposons, 6 impacts de balles ont été retrouvés sur le pare-brise avant de la voiture.

Placé sous contrôle judiciaire avec obligation de soins

Le policier a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire, interdiction de paraître à Paris, et interdiction de contact avec le service de police auquel il appartient pendant 6 mois. Il lui est également interdit d’exercer toute fonction de policier impliquant un contact avec le public, de porter une arme, et d’entrer en contact avec les victimes. Il devra en outre se soumettre à une obligation de soins.

Une riposte disproportionnée

Les juges ont estimé que la riposte du policier avait été disproportionnée, et la légitime défense n’a donc pas été pas retenue. Pour que cette circonstance soit retenue, il aurait fallu que les policiers soient en danger de mort immédiat, ce qui n’est pas apparu pour les juges à ce stade de l’enquête. Mais ce point pourrait évoluer au fil de l’instruction.

Sans surprise, les syndicats de police ont apporté leur soutien au policier mis en examen. Les investigations continuent, et le policier a été laissé libre, sous contrôle judiciaire.

Partager :
Image par défaut
Allo17.fr Île-de-France
Publications: 207

Laisser un commentaire