Un enfant de 5 ans a été blessé lors d’une fusillade à Pacé, liée au narcotrafic. La maire de Rennes, appelle à des mesures nationales pour lutter contre cette violence, plaidant pour un parquet national dédié.
Ce Samedi 26 Octobre 2024 soir à Pacé, (Ille-et-Vilaine) près de Rennes (Ille-et-Vilaine), un enfant de cinq ans a été gravement blessé par balle alors qu’il se trouvait dans la voiture de son père.
L’incident, survenu en plein cœur d’une course-poursuite, marque la sixième fusillade en un peu plus d’un mois dans la métropole rennaise, des violences liées au narcotrafic. La maire de Rennes, Nathalie Appéré, a réagi avec fermeté et a appelé le gouvernement à faire de la lutte contre le narcobanditisme une « authentique priorité nationale ».
Une escalade de la violence qui ne doit pas devenir une habitude
La maire de Rennes, Nathalie Appéré, exprime son refus de s’habituer ou de se résigner face à une violence de plus en plus visible dans sa ville. Elle juge sidérant qu’un enfant soit directement touché par ces actes criminels. Elle déplore l’évolution de cette violence décomplexée, estimant que le fléau du narcobanditisme touche aujourd’hui tous les territoires français, indépendamment de leur taille ou de leur profil socio-économique.
S’appuyant sur des exemples de mesures adoptées après les vagues d’attentats terroristes en France, elle estime que « le pays doit mobiliser des moyens similaires pour faire face au narcotrafic ». Elle rappelle que, « face au terrorisme, la France a su se doter de nouveaux outils de résilience, notamment en instaurant un parquet national antiterroriste, renforçant la présence policière et développant des dispositifs de sécurité lors des événements de grande envergure ».
Pour faire face à la violence liée au narcotrafic, Nathalie Appéré plaide pour « la création d’un parquet national dédié » spécifiquement à cette cause. Elle appelle également à « des sanctions renforcées, avec des peines spécifiques et le gel systématique des avoirs criminels ».
Des renforts et une prise de responsabilité collective
Nathalie Appéré a salué l’envoi en renfort de la CRS 82, annoncé par le Ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, jugeant cette présence policière « absolument nécessaire » pour à la fois rassurer les habitants et obtenir des résultats tangibles. Pour elle, « une action efficace contre le narcotrafic requiert l’engagement de toutes les institutions, que ce soit la police, la justice, les politiques de santé publique ou les collectivités locales ».
Suite à ces violences, le Ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé le déploiement immédiat de forces de l’ordre supplémentaires, qualifiant le narcotrafic de « gangrène » qui « pourrit des quartiers entiers sur l’ensemble du territoire ». Il a appelé les autorités à une « réaction forte », estimant qu’une « guerre totale » est nécessaire pour éradiquer le trafic de stupéfiants et ses conséquences tragiques.
Cette nuit, un enfant de 5 ans a reçu une balle dans la tête dans une fusillade liée au trafic de drogue à Maurepas près de Rennes, 5 ans…. La gangrène du narcotrafic est en train de pourrir des quartiers entiers, partout sur le territoire. La guerre que nous devons mener doit être totale. J’ai demandé l’envoi de la CRS 82 pour protéger les habitants des narcoracailles qui contrôlent ce quartier. Le nouveau préfet de Région, Amaury de Saint Quentin, prendra ses fonctions demain et aura à charge de mener immédiatement cette guerre.
Bruno Retailleau, Ministre de l’Intérieur
En réponse à cette fusillade, Bruno Retailleau a ordonné le déploiement de la CRS 82 dans le quartier de Maurepas pour renforcer la sécurité et protéger les habitants. Cette compagnie de sécurisation et d’intervention, basée à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), fait partie des quatre nouvelles unités spécifiquement créées pour lutter contre les violences urbaines et les réseaux de stupéfiants. Leurs missions incluent l’appui aux forces locales dans cette région, régulièrement ciblée par des opérations antidrogue.





