Michel Zecler : Des syndicats dénoncent une récupération pour « affaiblir la police »

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L’affaire Zecler récupérée et exploitée pour faire du « police-bashing » ?

C’est ce que semblent penser plusieurs syndicats policiers interrogés ce Lundi, alors que quatre agents ont été mis en examen et deux placés en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur le passage à tabac du producteur de musique la semaine dernière.

Sur RMC/BFM, Linda Kebbab, membre du syndicat Unité SGP police FO a qualifié cette affaire « d’exceptionnelle » et « dramatique » mais a estimé que l’extrême gauche tente aujourd’hui de la récupérer et l’exploiter pour mettre à mal la confiance entre les Français et la police.

« Le jour où l’on sera en dessous de 50%, c’est-à-dire le jour où la population n’aura plus confiance en la police, (…) nous aurons donné le sentiment d’être dans une dictature car elle craindra la police non plus pour les bonnes raisons », a-t-elle fait valoir alors que le taux de confiance en la police est aujourd’hui de 60%.

D’après elle, les militants veulent « faire croire que la police est systématiquement violente et raciste et contre la population » dans le but de déstabiliser le gouvernement et «manipuler l’opinion publique». Un discours repris également par Synergies-Officiers, dont le secrétaire général, Patrice Ribeiro, a été interrogé par l’AFP.

« L’affaire est exploitée par certains, notamment par l’extrême-gauche, pour faire du police-bashing et essayer d’affaiblir la police. Il y a une fable des violences policières, ça ne correspond en aucun cas à la réalité des 3 millions d’interventions par an », a-t-il lancé.

De son côté, le syndicat Alliance dans un tract sur le placement en détention provisoire de deux des policiers de l’affaire Michel Zecler, se demande si la justice est indépendante. « Ils ont servi d’exemple », a ajouté auprès de l’AFP Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat, dénonçant un « traitement devenu médiatique et politique ». Ce dernier regrette que le président Emmanuel Macron ait appelé Michel Zecler mais pas « les blessés de ce week-end, avec des bras cassés, des dents en moins, il ne les appelle pas ».

Près d’une centaine de policiers et gendarmes ont été blessés samedi lors des manifestations contre la loi « sécurité globale », selon le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

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