Zone police : Une trentaine de maires demandent à être reçus par le préfet de la Haute-Garonne

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Les maires de L’Union et Balma, aujourd’hui rejoints par une trentaine de maires de l’agglomération toulousaine, demandent à être reçus par le préfet de la Haute-Garonne. Ils souhaitent être associés à la réflexion lancée par le gouvernement sur la répartition territoriale entre police et gendarmerie. Et éviter ainsi une éventuelle disparition de leurs gendarmeries. Dans l’agglomération, outre Toulouse, trois villes sont en zone police : Blagnac, Colomiers, Tournefeuille.

Ils l’avaient annoncé, ils l’ont fait. Vincent Terrail-Novès, maire de Balma, et Marc Péré, maire de L’Union, au nord de Toulouse sollicitent, ce jeudi, le préfet pour être associés à la réflexion lancée par le gouvernement sur les possibles extensions de la zone police sur leurs communes. Après s’être prononcés suite aux propos tenus dimanche par le ministre l’Intérieur Gérald Darmanin , estimant qu’il  fallait « aller vers une organisation plus efficace » , ils sont rejoints par une trentaine d’autres maires signataires de cette missive qui n’a finalement qu’un but : tout faire pour éviter de perdre leurs gendarmeries.

Ces élus précisent être « favorables au renfort des effectifs de police nationale sur le territoire de la commune de Toulouse afin de conforter la sécurité des Toulousains ». Mais ils refusent qu’un tel projet « puisse se réaliser au détriment des villes périphériques » et que, « ce qui fonctionne dans les communes, soit remis en question. Le mode de fonctionnement spécifique de la Gendarmerie et son mode d’action sont particulièrement adaptés à la physionomie de nos territoires et à la délinquance qui s’y trouve, une délinquance qui n’a que peu de caractéristiques communes avec celle de la ville centre », insistent-ils.

« Partenaires des acteurs de la sécurité »

Les maires, qui n’ont cependant pas attendu ce jour pour exprimer leur attachement à la gendarmerie profitent de l’occasion pour rappeler que « les municipalités sont partenaires et acteurs de la sécurité du quotidien, en participant plus particulièrement encore actuellement à l’application et au respect des mesures de sécurisation de l’espace public dans le contexte sanitaire et de terrorisme que nous traversons. »

Pour exposer plus clairement les raisons de leur opposition à tout projet de transfert de leur commune en zone sous compétence police nationale, ces maires demandent donc à être reçus par le préfet. Les maires signataires sont : Christian André (Aigrefeuille), Gérard André (Aucamville), Michel Beuillé (Aussonne), Vincent Terrail-Novès (Balma), Marc Fernandez (Beaupuy), Patrice Rodriguez (Beauzelle), Thierry Zanatta (Brax), Philippe Plantade (Bruguières), Grégoire Carneiro (Castelginest), Alain Toppan (Cornebarrieu), Albert Sanchez (Cugnaux), Ida Russo (Drémil-Lafage), Thierry Duhamel (Fenouillet), Jean-Pierre Fouchou-Lapeyrade (Flourens), Robert Grimaud (Fonbeauzard), Michel Simon (Gagnac-sur-Garonne), Patrick Delpech (Gratentour), Michel Rougé (Launaguet), Alain Alençon (Lespinasse), Marc Péré (L’Union), Véronique Barraqué-Onno (Mondonville), Véronique Doittau (Mons), Jacques Sebi (Montrabé), Robert Medina (Mondouzil), Camille Pouponneau (Pibrac), Gil Bezerra (Pin-Balma), Jean-Pierre Gasc (Quint-Fonsegrives), Christophe Lubac (Ramonville), Alain Susigan (Saint-Alban), Bruno Espic (Saint-Jean), Thierry Fourcassier (Saint-Jory), Dominique Faure (Saint-Orens-de-Gameville), Didier Castera (Seilh), Romain Vaillant (Villeneuve-Tolosane). 

D’autres maires proches de Toulouse, notamment à Ramonville ou Portet, ont manifesté leur soutien. Quasiment au même moment, hier, le député Jean-Luc Lagleize s’adossait à la demande des maires et interpellait le Premier ministre en lui demandant de « détailler les intentions du gouvernement sur ce sujet et de mettre en place une concertation inclusive sous l’égide de la Préfecture de la région Occitanie et de la Haute-Garonne ».

4 villes en zones police

A ce jour, quatre villes de l’agglomération toulousaine sont en zone police : outre Toulouse, Blagnac, Tournefeuille, Colomiers. Cet exemple avait été pris par  le ministre  qui divulgait des extraits  du livre blanc de la sécurité intérieure   visant à repenser l’organisation de ce secteur régalien. Cette annonce est à l’origine de ce qui pourrait désormais se transformer en une fronde des maires dans le seul but de préserver leurs gendarmeries.

Source : https://www.ladepeche.fr/2020/11/19/zone-police-une-trentaine-de-maires-demandent-a-etre-recus-par-le-prefet-de-la-haute-garonne-9209681.php.

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