Gard : Le conducteur force un barrage à Fourques, faisant trois blessés dont deux motards de la gendarmerie

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Le conducteur avait forcé un barrage à Fourques, faisant trois blessés dont deux motards de la gendarmerie.

L’homme suspecté d’avoir forcé un barrage de gendarmerie le 18 novembre dernier à Fourques a été déféré mardi devant un magistrat du parquet qui a ouvert une information judiciaire criminelle.

En amont de cette présentation, le procureur de la République de Nîmes, Éric Maurel, a révélé les grandes lignes de l’affaire qui a conduit à l’arrestation de trois personnes dimanche soir, moins d’une semaine après le terrible accident dans lequel trois personnes ont été grièvement blessées.

« On est passé à côté d’une catastrophe », a prévenu le magistrat, accompagné de deux figures du groupement de gendarmerie, le colonel Michel et le colonel Robert. Les deux gendarmes blessés ont subi tous deux des interventions chirurgicales comme le chauffeur du camion, pris au piège dans sa cabine compressée par l’avant et l’arrière.

Ce qui a nécessité une opération de désincarcération des pompiers durant près de six heures. Une longueur qui s’explique par la nécessaire délicatesse des gestes de secours.

Fausse déclaration du vol

Le chef du parquet de Nîmes a révélé que les investigations avaient permis de remonter sur des habitants des Bouches-du-Rhône dont le comportement a intrigué les enquêteurs. Ainsi, la voiture impliquée dans l’accident avait été déclarée volée à l’issue d’un vol à main armée peu de temps après la collision.

Les recoupements des gendarmes de la brigade de recherches de Nîmes, appuyés par la section de recherches, ont permis de mettre au jour la présence sur les lieux d’un homme de 24 ans déjà bien connu de la justice. Après la collision dans laquelle, il est parvenu à s’enfuir et à rentrer à son domicile de Tarascon avec l’aide d’un proche qui se trouvait apparemment dans le secteur.

L’importance des moyens engagés, une cinquantaine de gendarmes ont permis l’interpellation du principal suspect en quatre jours a souligné le colonel Michel. Son service d’enquête, la section de recherches (SR), a notamment supervisé les investigations liées à la téléphonie des personnes soupçonnées.

L’enquête a finalement permis d’arrêter le suspect avec l’aide du GIGN et du Psig. Hier, le procureur a requis la mise en examen du chauffard pour tentative de meurtre, blessures involontaires, tentative d’évasion et complicité de dénonciation mensongère (la fausse déclaration de vol de voiture). Le juge des libertés et de la détention devait statuer dans la soirée sur le placement en détention.

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