Incivilités : Habitants et mairies agissent avec la police

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Les « groupes de partenariats opérationnels » permettent de résoudre des problèmes du quotidien en réunissant policiers, collectivités et riverains. Bilan deux ans après.

Rodéos urbains, regroupements nocturnes, dégradations… Pour mettre un terme aux problèmes du quotidien, mieux vaut s’y mettre à plusieurs. C’est l’objectif des « groupes de partenariat opérationnel » (GPO) lancés par l’État il y a un an et demi dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ).

« Un meilleur suivi » des problèmes entre police et habitants

Bailleurs sociaux, mairies et collectifs d’habitants participent à des réunions régulières avec la police nationale quand un problème est identifié.

« Ces échanges existaient par le passé, mais nous les faisons maintenant de façon plus formelle, explique Stéphanie Truchassou, chef de la circonscription d’agglomération de Villeparisis. Il y a un meilleur suivi de qui fait quoi et à quoi s’engage chacun. »

À Villeparisis, des personnes se regroupaient régulièrement derrière un logement. Après avoir un temps subi les nuisances, les parties prenantes se sont concertées et ont trouvé la solution : la mairie a installé une clôture et fait quelques aménagements.

Rodéos, dégradations, nuisances diverses

À Mitry-Mory, rue de Villeparisis dans le haut bourg, des rodéos urbains gênaient les riverains. Ils s’accompagnaient d’alcool sur la voie publique et de nuisances sonores. Certains riverains se plaignaient également d’occupations de halls d’immeubles. La police nationale, le bailleur et la mairie ont fait des réunions avec un collectif de locataires du quartier.

Finalement, un ralentisseur a été aménagé, en concertation avec les habitants pour choisir l’endroit le plus approprié. Depuis, les rodéos n’ont plus lieu dans cette rue.

Le bailleur s’est, lui, engagé à faire quelques travaux pour rendre les espaces communs plus propres.

« Cela crée un lien de confiance »

« On résout mieux ce genre de problèmes par les groupes de partenariat opérationnel parce qu’on ne réfléchit pas à des solutions chacun de son côté, comme cela se fait trop souvent, estime Benjamin Girard, directeur du pôle sports et citoyenneté de la mairie de Mitry-Mory. Le GPO nous permet d’apprendre à se connaître, cela crée un lien de confiance. On se sent plus forts et plus soudés, plus légitimes à prendre la parole. Alors que quand on est un habitant isolé, on a peur et on ne sait pas par où prendre le problème. »

« Cela ne remplace pas la police de proximité »

Un pot convivial a été organisé avec d’autres habitants afin de partager cette expérience et faire circuler l’information.

Ces GPO ne résolvent pas entièrement le problème pour autant. « Nous avons pu observer qu’à la suite de ces actions, les auteurs des rodéos allaient les faire ailleurs, constate M. Girard. Cela déplace le problème. Il est certain que c’est intéressant d’avoir un partenaire bien identifié du côté de la police nationale, mais cela ne remplace pas les effectifs et les moyens qu’avait la police de proximité. »

Source : https://actu.fr/ile-de-france/mitry-mory_77294/incivilites-habitants-et-mairies-agissent-avec-la-police_37109428.html.

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